vendredi 18 décembre 2009

Birmanie



Partons du principe que vous êtes comme moi il y a 2 semaines, que vous n'avez que de vagues images et réminiscences qui vous traversent l'esprit quand on vous dit: "Birmanie".
Partons aussi du principe que les longues descriptions ne sont pas votre tasse de thé et que vous voulez des explications rapides et ludiques. (Argh, je m'engage, je m'engage !)

Alors en gros, la Birmanie, pour moi, c'est le plus beau pays du monde, un pays empreint d'une atmosphère unique, et celui où la population est la + hospitalière au monde, (ce sera tout, oui).
Cette position me permet au moins de balayer d'un geste la question qui est sur toutes les lèvres: "pourquoi la Birmanie ?"

Après informations moultes et variées, il s'avère que c'est la vérité, et plus encore.

Infos de base pour savoir où je mets les pieds



Avec ses 676 577 kilomètres carrés (soit France+Belgique) pour 53 millions d'habitants (soit moins que la France), la Birmanie est un joli bébé à poil ras (600 000 moines tondus, ça pèse dans la balance).
Cela dit, ses parents sont plutôt du genre sévères: il y règne une dictature militaire depuis 1962.
Il a des tas de frères et soeurs: le Bangladesh et l'Inde à l'ouest, la Thaïlande, la Chine et le Laos à l'est, le golfe du Bengale au sud ouest.
C'est aussi l'un des pays les + pauvres de la planète...et un pays compliqué. Ca commence dès le visa, valable seulement 28 jours sur place, et seulement 3 mois après émission (si j'avais voulu finir par la Birmanie, je n'aurais pas pu faire faire mon visa en France avant de partir, car décembre + 3 mois= mars, or j'aurais quitté la Birmanie en avril, il aurait donc été périmé... ce qui m'aurait obligée à faire faire le visa birman en Inde ou au Sri Lanka, pas impossible, mais complexe !)

Jusqu'à il y a 3 ans, la capitale était Rangoon (Yangon); c'est désormais Naypyidaw (ville créée dans la jungle au milieu de nulle part pour isoler le gouvernement - le protéger des manifs de la population ?...-).

Il y a 5h30 de décalage horaire (vers l'avant). C'est à dire que pendant mon périple, en hiver, quand il sera midi en France et que vous vous lèverez prestement de vos chaises pour aller casser la croûte, il sera 17h30 là-bas et je serai probablement en train de méditer sur la terrasse d'une pagode au coucher du soleil (et oui, si le climat est plutôt correct en janvier, environ 30°, glagla ^^, la nuit tombe dès 18h !)

Les personnages centraux ici sont les militaires, suivis de près par les moines, vêtus de toges orangées, et les nonnes, en rose. Sachant que devenir moine représente pour la majorité des enfants le seul accès à l'éducation.

Notre bébé parle essentiellement le birman, un peu l'anglais, et beaucoup de dialectes (shan, karen...)
Il est très majoritairement bouddhiste (Theravada) : il cherche à transformer le monde par l'abstinence (euh, on ne parle pas ici d'abstinence sexuelle, entendons-nous bien, si tel était le cas, ça voudrait dire que les 53 millions d'habitants seraient consécutifs à une importation massive en provenance de l'étranger, ce qui reste à voir).
Bref, "abstinence" en birman signifie au quotidien un programme plus tendu que la cardio au club de gym, c'est à dire: méditation, évitement des passions et des désirs, qui sont la cause de la souffrance. Donc pas le droit de sauter sur la fille de vos rêves sans préavis, pas le droit d'être jaloux si votre mec parle un peu trop aux seins de la voisine, pas le droit de tuer votre petit frère sans lui avoir demandé la permission, ni de convoiter, même en rêve, les 6 bons numéros du loto.
Ironie du sort, quand même, les généraux à l'origine de la dictature n'ont pas dû méditer assez: ayant pourtant eu la même éducation bouddhiste que leurs petits camarades asservis, ils ont sans complexe institué le travail forcé et autorisent la torture.

Enfin, en Birmanie, comme dans peu de pays en Asie, on mange beaucoup de riz (htamin) et de currys (ou ragoûts) appelés hin, sans oublier la soupe nationale consommée au ptit déj, la mohinga, composée de nouilles et de...poisson !



Le pont en teck d'Amarapura, que j'espère immortaliser aussi bien...!


Mais aussi...de l'insolite !

-Les femmes sont considérées comme impures. Donc outre le fait que je ne puisse pas approcher un moine à moins de 3 mètres, je vais sans doute devoir faire une croix sur une super rando de 3 jours de Kalaw au Lac Inlé si je ne trouve pas un compagnon de route pouvant faire office de faux amant. Hihi ! bon, expliquons, car je sens une pointe de curiosité malsaine: lors de cette rando, il y aura 2 nuits à passer: l'une chez l'habitant (bien qu'ils n'aient pas le droit d'héberger des étrangers...), et l'une dans un monastère. Or, une fille seule n'a pas le droit de dormir dans un monastère, la messe est dite, si vous me pardonnez la boutade.
Pour les couples, pas de souci, mariés, ils dorment ensemble, non mariés, ils dorment séparément, mais ne sont pas jetés hors du monastère comme une vulgaire célibataire.
P.S: ajout du 3 décembre: quelqu'un m'a répondue sur un forum: "Le monastère ou l'on dort le 2e soir accepte les femmes. Tout le monde est mélangé et dort à même le sol dans la grande salle, couvertures fournies par les moines !"
Youhouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu :D (outre le fait que l'expression "tout le monde est mélangé" prête un peu à confusion, suis-je la seule à fantasmer sur le fait de passer 8 heures à ronronner en équilibre entre les pieds d'un bonze et les aisselles d'un touriste peut-être portugais ?)

-2 trucs qui me font mourir de rire au sujet des moines (ou "bonzes"):

Petit a: en-dehors des donations en monnaie sonnante et trébuchante dans les temples, on peut donner à manger aux moines. Oui, les nourrir.
Mon guide précise: "pas de gaffe, on ne donne plus à manger aux moines après 12h". Ami des cacahuètes, bonsoir ! (je sais que ça n'a rien à voir mais je peux pas m'empêcher de penser que ça fait un peu zoo, et puis surtout, je me vois, en train de taper mon récit du jour sur ce blog: "je suis sortie de ma guest house, j'ai flâné un peu jusqu'à la pagode Shwedagon, où j'ai donné à manger aux canards, je veux dire, aux moines." 'Lol', comme disent les jeunes.)

Petit b: je lis dans mon guide: "on ne s'approche pas trop près d'un moine. On s'assoit plus bas que lui." Et le magnifique: "On ne marche pas consciemment sur l'ombre d'un moine, elle fait partie de sa personnalité". Bon, je ne retiendrai qu'une chose: dès que je verrai un moine, VADE RETRO SATANAS !!! Trop de risques de fauter ^^

Pourquoi ma maman peut flipper

- Les bus de nuit ne sont pas ce qui se fait de mieux en matière de sécurité. A côté, le RER C à minuit et demi, c'est le ptit train de Disneyland. Non pas que les gens soient méchants, mais sur les routes, il y a plus d'ornières que de goudron, et on met environ 15h pour faire Yangon/Mandalay, soit environ 600 km.

Je cite: "Il est impensable qu'un étranger conduise en-dehors des villes: routes défoncées, code de la route inexistant, trafic chaotique, etc." (moi, là-dedans, c'est le "etc." que je préfère, car je me demande ce qu'il pourrait y avoir de pire: des traversées d'éléphants intempestives ?!)
je continue: "la conduite se fait à droite, du moins en principe". De préciser ensuite que la plupart des bagnoles sont japonaises. Or on roule à gauche au Japon, et le volant est donc à droite. Donc, ceux qui ont une bagnole japonaise roulent à gauche. Donc les birmans conduisent soit à gauche, soit à droite, en fonction de l'horoscope du jour ou du bon vouloir du nat (esprit imploré) , enfin, j'imagine.


-Bagan, LE site archéologique birman à visiter à vélo avec ses 2000 temples disséminés dans la nature, est le paradis des serpents, et ils sont crès crès méchants (comme diraient les Inconnus). Ai-je précisé que certains de ces temples n'étaient pas éclairés et qu'au seuil de chacun, on devait obligatoirement se déchausser ? ^^

-Suite à la mise en résidence surveillée d'Aung San Suu Kyi, qui je le rappelle a gagné les élections à la tête de la ligue démocratique en 90, et qui se retrouve enfermée par la junte, les USA ont décidé d'un embargo sur les visa. En clair, on ne peut pas payer par carte bleue en Birmanie. Et on ne peut pas non plus retirer de cash. Nulle part. Et c'est le genre de détail pratique sur lequel on passe vite fait mais où l'on revient instantanément en disant: "Gné ??" Bé oui, l'occidental primaire, moi y compris, se retrouve paumé, largué, complètement dépassé sans sa CB !
Ne pas retirer d'argent où l'on veut, quand l'on veut, ne pas pouvoir tendre nonchalamment ce petit carré bleu en disant, détaché: "c'est pour moi, bébé", c'est être privé de la plus grande liberté.
Mais surtout, ça oblige à évaluer à l'avance, et surtout ne pas se planter pour ne pas manquer son vol retour (il faut 10 dollars américains pour sortir du pays, et bien sûr, un billet NICKEL CHROME, voir le chapitre sur la thune en Birmanie.)
En somme, ça oblige à réfléchir.

Ca oblige aussi à se ramener dans le pays avec toutes ses économies en bandoulière (pour la durée du séjour), en euro ou en dollars.

Alors, au-delà du simple aspect pratique, ça engendre une interrogation toute vitale: nous, pauvres caucasiens, dont la tête semble déjà sertie d'un énorme diamant aux yeux des asiatiques quand ils nous aperçoivent sortant de l'aéroport, on peut se dire que, connaissant cet embargo et son effet, on se change carrément en coffre-fort vivants et qu'ils n'ont qu'à nous attendre avec l'artillerie lourde !
Et bien non ! désolée maman, tu n'auras à flipper que du manque d'argent pour cause de mauvaise gestion du budget, pas pour cause de vol à main armée: les joies de la dictature, paradoxalement !

En effet, si un birman venait à ne serait-ce que penser une seule nano seconde: "tiens, si je lui dérobais quelques billets" en fixant un touriste, il serait aussitôt repéré par la junte (le Big Brother télépathique) et envoyé aux travaux forcés, voire pire. La répression envers le peuple est telle, depuis des années, que la Birmanie est limite le pays le plus sécuritaire pour une femme voyageant seule (pfff, je viens de bousiller dans l'oeuf toute l'aura de courage qui m'auréolait).
Les birmans, déjà plus miséreux que la misère même et habitués à ce régime, vivent constamment dans la peur des délations et des déplacements de population (la junte a déplacé des villages pour rendre Bagan plus "présentable" aux touristes. Du coup, les locaux ont dû construire de nouvelles maisons (ou plutôt bidonvilles), au milieu de rien, dans des terrains souvent infestés de malaria).
Tout ça pour dire que chaque jour que Bouddha fait, le birman de base s'éveille, surpris et heureux de trouver encore une molécule d'oxygène à se mettre sous le poumon.
S'il respire, c'est déjà bien. Alors agresser un touriste...

Et même si je me faisais attaquer, grâce à ma résolution du: "je ne laisse pas un moine s'approcher de moi à moins de 67 mètres pour être sûre de ne pas commettre d'impair envers la loi", je suis au moins sûre de pas me faire détrousser par l'un d'eux. Ce qui réduit indubitablement le champ des possibles quant au suspect, une bonne partie de la population mâle étant moine.

-La junte se permet quelques filatures de touristes, a fortiori lorsque ceux-ci paraissent suspects: à quoi paraît-on suspect ? On est suspect lorsqu'on est occidental (sic), suspect lorsqu'on visite une pagode tout seul (sic), suspect lorsque on est femme (impure donc carrément coupable). Les militaires ont particulièrement une dent contre les journalistes clandestins qui témoignent, incognito, de la répression.
C'est pour cela que pour ma demande de visa, à la rubrique "métier", mon guide conseillait: "si vous êtes écrivain ou journaliste, mettez le métier que vous avez toujours rêvé d'exercer, mais mentez". J'imagine mal une écrivain obèse remplir: "danseuse étoile" ou un frêle reporter assurer qu'il est astronaute, mais passons. Je n'ai pas eu à me pencher sur la question, étant "unemployed".
Enfin, je me demande tout de même si le fait d'écrire mon journal de bord en public peut avoir de graves conséquences. Ils peuvent me prendre pour une farouche opposante (ce que je suis de toute façon). En tout cas, je risque fort d'être suivie à un moment ou à un autre...ouuuhhh quelle excitation !

-Je compte passer un concours pour intégrer un conservatoire d'écriture en rentrant. Or, il y a plusieurs étapes, dont l'envoi d'un dossier, avec un synopsis (résumé de scénario) à écrire sur un sujet imposé. Comme la vie est bien faite, en 2010, le sujet sera mis en ligne en janvier, pas en avril.
Ce sera sans doute au moment où je serai en pleine cambrousse birmane.
Quand j'aurai réussi à trouver un ordinateur qui fonctionne, qui est connecté à Internet, et que l'électricité se sera stabilisée un tant soit peu, je pourrai accéder au sujet. Après, il me faudra rédiger le truc, retrouver un ordi, le renvoyer par mail à quelqu'un qui l'imprimera et enverra mon dossier en 6 exemplaires.
Imaginons que le sujet soit "Espionnage", que, démunie d'ordi, je sois contrainte de le rédiger à la main et de l'envoyer par fax (contrôlés par l'Etat), et qu'ils se mettent à traduire ma prose.
Je risque, sinon l'incarcération, du moins un interrogatoire en bonne et dûe forme (un touriste ayant photographié un bâtiment militaire s'est vu interrogé pendant 4 heures).

Claire, mais pourquoi te fais-tu tant de mal ?

Et oui, que de perspectives excitantes...

... mais toujours plus sympas que d'être birman en Birmanie, à savoir:

-Vivre dans la peur perpétuelle d'être enrôlé de force dans l'armée, d'être déplacé ou condamné aux travaux forcés: certains birmans doivent par exemple construire des infrastructures, bénévolement, après leur journée de travail. Ca peut être un pont, une route, un aéroport...le but, développer le...tourisme, et redorer le blason du pays "merveilleux".
- Ne pas pouvoir accueillir d'étrangers chez soi
-Etre confronté à la propagande et à la censure (ils doivent payer une fortune pour avoir internet)
-400 000 soldats en Birmanie, dont 70 000 enfants (minimum), dont certains n'ont que 11 ans.
-Le peu d'accès à l'éducation, et la pauvreté due en majorité à un gouvernement répressif qui a isolé le pays pendant des années, le privant d'un développement économique et social, et qui l'ouvre aujourd'hui à des capitaux étrangers rentrant principalement dans les poches des militaires.
[Photo]
Et malgré tout, la Birmanie reste "le pays des sourires". C'est pour ça que j'y vais, pour leur montrer qu'ils ne sont pas tout à fait oubliés, pour ressentir cette atmosphère unique, a priori envoûtante, mais qui cache une dure réalité.
Parce que le débat"faut-il boycotter la Birmanie ?" n'a pas vraiment lieu d'être pour moi: il faut boycotter les tour operators, les hôtels, les taxi et les restos gouvernementaux. Mais il ne s'agit pas de boycotter...les birmans eux-mêmes !!!



Ci-dessus, la pagode Shwedagon à Rangoon, en attendant MES photos !

Maintenant, en lien avec la carte ci-dessus, voici (à peu près) l'itinéraire:
(au début je voulais prévoir le moins possible mais on se rend compte que les transports sont galères et qu'il faut donc préparer un minimum...)

-Yangon (Rangoun), arrivée le 14 janvier = 2 jours

-Départ pour Mandalay en bus (paix à mon corps, futur trombone plié si j'en crois les récits des survivants sur les forums, du genre manchette de journaux: "Ils l'ont fait !!!") = 1 nuit

-Mandalay avec quelques excursions à Inwa (pas sur la carte), Amarapura et Sagaing = 3 jours

-Mandalay/Bagan en bateau le long du fleuve lrrawaddy = 1 jour (forcément un mercredi ou un dimanche, seuls jours où un bateau "lent" effectue le trajet: pourquoi un bateau lent ? Pour pouvoir voyager sur le pont avec des birmans, des chevaux et des sacs à patates, et pas avec des touristes !)

-Bagan: la ville aux 4000 temples à visiter à vélo en journée et en grimpant sur le toit d'un temple au coucher du soleil = 4 jours

-Kalaw, en montagne (pas sur la carte) en chameau, enfin, en bus = 1 jour

-Kalaw/Lac Inle (le lac sous Taunggyi) en rando pédestre de 60 km avec guide = 3 jours

-Lac Inle: balades sur le lac et autour (agriculture sur l'eau et pêche traditionnelle) = 4 jours

-Pindaya (grotte aux 8000 bouddhas au nord du lac) = 2 jours

-Heho (aéroport près du lac) pour aller à Keng Tung (à l'est, près de la frontière laotienne) en avion, pas le choix car route coupée aux étrangers, avec plein de villages ethniques à visiter en randos avec guide = 5 jours

-Keng Tung/Yangon en avion

-Yangon = 1 ou 2 jours encore


-Puis Yangon/Madras (Chennai) le 10 février et début du périple en Inde du sud.

Je sacrifie donc tout le sud, sud ouest, les plages de Chaungtha, Ngapali, le site de Mrauk-U à l'ouest (je vous vois froncer les lèvres, mais pas de panique, faut le prononcer 'Maou' comme un chat), le sud est et l'extrême nord...

Tention, faut pas croire que j'ai fait mon itinéraire comme ça les doigts dans le pif ou qu'au contraire, que je l'ai fait au pif...
c'est ça que j'aime dans la préparation des voyages: au début on lit des noms qui ne nous disent que niet, puis à force de comparer sur le web, de lire des récits de voyages, les noms commencent à revenir, à parler, à sonner de + en + familiers...puis à sortir du lot, à m'appâter et à me dire: "viens par là...!", "et aussi là, et ici...et ici..."

2 commentaires:

  1. Bonjour Claire,
    Je découvre (enfin!) ton blog, et, quel plaisir de te lire! J'adooooore ton écriture alors tiens moi au courant de tes futures publications!!
    (et en plus je n'ai pas fini de tout lire, cool, il m'en reste encore!).
    Comment suis-je tombée sur ton blog: je lis et relis les forums ( je prépare mon voyage en juillet (avec mon compagnon) en thailande et Birmanie.
    Et surtout comment n'ai-je pas découvert ton blog avant??
    Karine

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  2. je n'ai rien à ajouter au commentaire précédent. Tu écris très bien et alors ton humour? Tu détrônes le humoristes du moments.je pars en Janvier prochain et comme toi , je suis continuellement sur ce forum afin de glaner le maximum d'infos.
    merci

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