Le 1er mars, de Kanyakumari, j'ai pris un train pour Varkala. Mon premier train en Inde!
Mais mon excitation est vite retombée car mon wagon spécial femmes avec plein de place pour s'allonger (j'avais 3h30 de trajet) s'est changé au bout de 2 heures en wagon à bestiaux avec genre 40 indiennes entassées autour de moi, jusque sur les portes-bagages au-dessus des sièges (heureusement que j'avais pas acheté de la vaisselle car j'ai retrouvé une indienne tranquillement alanguie sur mon sac à dos en partant !)
Point positif, j'ai toujours en tête le trajet birman Bagan / Kalaw en guise de comparaison !!!
En tout cas pas de doute, j'étais bien au Kérala en arrivant à Varkala: au lieu de rester figées comme des statues, les kéralaises se sont poussées pour me laisser descendre et m'ont même aidée à porter mon sac ! Et c'est parti pour 3 (ou 9 ?) jours de farniente résumés brièvement, tout comme je les ai vécus !
A Varkala, on prévoit de rester 3 jours, et on y bulle une semaine.
A Varkala, y'a une falaise qui domine la mer, où que l'on soit.


A Varkala, peu de restos ont la licence pour vendre de l'alcool, c'est pourquoi on assiste à des scènes cocasses: voici comment j'ai rencontré David et Andrew. Ayant une folle envie de lasagnes aux épinards, j'ai atterri au café Italiano. Il était 20h30, je me suis installée et j'ai discuté avec cet irlandais et cet américano-laotien, qui bullaient autour d'une...théière et de 2 mugs anglais.
Un américain, passe encore, mais un irlandais buvant ce délicat breuvage à une heure si...apéritive (?!)...à l'évidence, y'avait un problème !
Ils m'ont alors révélé le secret (plutôt de Polichinelle à Varkala !): Du "funny tea", voici ce que c'était. Autrement dit, de la Kingfisher beer bien planquée dans de la porcelaine de mémère.
Une autre stratégie consiste à entourer la bouteille de bière de papier journal, puis à la cacher par terre, après avoir versé la boisson dans un mug toujours, pas forcément plus discret !

Enfin voila, du "funny tea", ce mot ("funny" ou plutôt "fonny" prononcé à l'irlandaise) allant devenir la marque de fabrique de David et de toute notre semaine à Varkala:
A Varkala, était "fonny" l'indienne qui passait sur la plage, mais qui au lieu de crier "chichis, chouchous !", hurlait: "Pinapples, coconuts, watermelonnnns !". Elle nous regardait fixement et reprenait un à un: "Pinappalllle" (NO), "cocoooonut" (NO), "watermelonnnns"..."...Yes, why not ?": on s'est donc une fois laissés tenter par une moitié de pastèque à prix prohibitif, avec le vent ramenant toutes les 20 secondes du sable bien croquant sur le fruit, en rafale.
(Merci David pour la photo !)

A Varkala, étaient "fonny", les touristes faisant du yoga sur la plage, tôt le matin et tard le soir, dont des poiriers équilibrés.
A Varkala, étaient "fonny" les indiens qui s'entraînaient à jouer au cricket sur la plage dès 17h, sport national dont personne ne saisit vraiment les règles chez les touristes.
A Varkala, étaient "fonny" les indiens qui espéraient à chacun de mes passages de la cliff (falaise) à la plage, me vendre des massages ayurvédiques ou des soins dentaires (véridique, y'avaient plein de cliniques dentaires très pros !). L'un m'a carrément sorti un soir: "I like your hair, I like your face, I like your body. You smell good !" Quand il a su que je venais de me tartiner de Biafine cause brûlures du soleil, et d'antimoustique bien chimique, ça a dû lui paraître tout de suite moins glam !
A Varkala, était "fonny" le crabe qui a traversé la plage en diagonale, en marchant de côté (à la crabe, quoi !) et en tâchant de ne pas se faire repérer, par des planques toutes les 20 secondes derrière les mottes de sable: comme a dit David, il pouvait tout aussi bien se balader en tenant un drapeau (rouge) et un porte-voix ("coucou c'est moi !") entre ses pinces.
A Varkala, étaient "fonny" les étals de poissons qui nous attendaient chaque soir devant chacun des restos, en présentation type "musée des horreurs", et qu'on se faisait griller au barbec avec citron, ail et gingembre pour moins de 4 euro.

A Varkala, était "fonny" la petite Gia, 9 ans à peine, bossant dans le magasin de sa soeur et déjà l'âme d'une serial business woman, qui nous a pistés jusqu'au funky café pour ous refourguer, d'un sac de Mary Poppins incroyable, carnets kitschs et objets en toc. Gia qu'on a défiée à "pierre feuille ciseaux", Andrew récoltant un porte-monnaie rose !
A Varkala, était "fonny" le funky café, censé être the place to be à Varkala mais n'ayant de funky que le nom puisqu'il passait de la musique assourdissante, de la techno à la dance, et où des indiens se déchaînaient avec des chorés à la Michael Jackson.
A Varkala, était "fonny" le chill out lounge, véritable place to be, pour le coup, où se retrouvaient tous les touristes de 22h à... (on a tenu jusqu'à 5h une fois !), pour jouer du djumbé et de la gratte. Où quelqu'un finissait toujours par entonner "Let it be", "Zombie" ou "No woman no cry", dans le top 3, et pour moi signal indéfectible du dernier kitsch et du départ forcé !
A Varkala, était "fonny" Annika, suédoise de 50 ans plaquée par son mec (qui est parti avec une française de 25 ans la veille) et peu à peu changée en coach anti mecs, qui avait une guitare toute neuve mais qui chantait comme un pied.
A Varkala, étaient "fonny" les chiens, ayant toute la plage à dispo mais venant se coller à nos serviettes le dernier jour.
A Varkala, était "fonny" le serveur népalais du Sea Queen, sacré par moi meilleur resto de la falaise pour le ptit dej avec le croissant au chocolat et le jus de fruit frais.


A Varkala, étaient "fonny" tous les restos qui s'appelaient "sea queen", "sea breeze", "sea view", "blue sea" et le café "Clafouti".
A Varkala, était "fonny" le menu du resto "Sun Rise", bourré de fautes d'orthographe extras: "Sun rice" sur le menu pour le nom du resto, "blogonese" au lieu de "bolognaise", "cordon blew" (soit "cordon soufflé") pour "cordon bleu", "sandwish" pour "sandwich" (soit "voeu de sable"), "spinich" pour "spinach", ou encore "mojotho" (en japonais ??!!!) pour "Mojito".
A Varkala, étaient "fonny" des allemands rencontrés dans un resto et qui nous ont poussés à visiter la Golden island, jolie balade mais qui, entre le rickshaw, le bateau et l'entrée, nous a coûté un bras pour au final pas grand-chose (une balançoire en pleine nature et quelques aigrettes s'envolant au loin).

Et en moins drôle:
A Varkala n'étaient pas "fonny": Les ordures fleurissant un peu partout, entraînant un débat valable pour toute l'Inde: les indiens jettent TOUT par terre sans état d'âme. Passé le premier choc, on s'aperçoit que nulle part il n'y a de poubelles, et que même s'il y en avait, que faire des déchets ? pas d'usines de traitements. Une touriste équipée de gants et de sacs nous a convaincus Andrew et moi de l'aider à ramasser plastiques and co le lendemain très tôt. Mais après une soirée tardive, on s'est réveillés trop tard. Comme quoi, je ne me montre pas plus courageuse que les autres...
A Varkala n'était pas "fonny": Le départ...
Mais mon excitation est vite retombée car mon wagon spécial femmes avec plein de place pour s'allonger (j'avais 3h30 de trajet) s'est changé au bout de 2 heures en wagon à bestiaux avec genre 40 indiennes entassées autour de moi, jusque sur les portes-bagages au-dessus des sièges (heureusement que j'avais pas acheté de la vaisselle car j'ai retrouvé une indienne tranquillement alanguie sur mon sac à dos en partant !)
Point positif, j'ai toujours en tête le trajet birman Bagan / Kalaw en guise de comparaison !!!
En tout cas pas de doute, j'étais bien au Kérala en arrivant à Varkala: au lieu de rester figées comme des statues, les kéralaises se sont poussées pour me laisser descendre et m'ont même aidée à porter mon sac ! Et c'est parti pour 3 (ou 9 ?) jours de farniente résumés brièvement, tout comme je les ai vécus !
Varkala, 1er au 9 mars
A Varkala, on prévoit de rester 3 jours, et on y bulle une semaine.
A Varkala, y'a une falaise qui domine la mer, où que l'on soit.
A Varkala, peu de restos ont la licence pour vendre de l'alcool, c'est pourquoi on assiste à des scènes cocasses: voici comment j'ai rencontré David et Andrew. Ayant une folle envie de lasagnes aux épinards, j'ai atterri au café Italiano. Il était 20h30, je me suis installée et j'ai discuté avec cet irlandais et cet américano-laotien, qui bullaient autour d'une...théière et de 2 mugs anglais.
Un américain, passe encore, mais un irlandais buvant ce délicat breuvage à une heure si...apéritive (?!)...à l'évidence, y'avait un problème !
Ils m'ont alors révélé le secret (plutôt de Polichinelle à Varkala !): Du "funny tea", voici ce que c'était. Autrement dit, de la Kingfisher beer bien planquée dans de la porcelaine de mémère.
Une autre stratégie consiste à entourer la bouteille de bière de papier journal, puis à la cacher par terre, après avoir versé la boisson dans un mug toujours, pas forcément plus discret !
Enfin voila, du "funny tea", ce mot ("funny" ou plutôt "fonny" prononcé à l'irlandaise) allant devenir la marque de fabrique de David et de toute notre semaine à Varkala:
A Varkala, était "fonny" l'indienne qui passait sur la plage, mais qui au lieu de crier "chichis, chouchous !", hurlait: "Pinapples, coconuts, watermelonnnns !". Elle nous regardait fixement et reprenait un à un: "Pinappalllle" (NO), "cocoooonut" (NO), "watermelonnnns"..."...Yes, why not ?": on s'est donc une fois laissés tenter par une moitié de pastèque à prix prohibitif, avec le vent ramenant toutes les 20 secondes du sable bien croquant sur le fruit, en rafale.
(Merci David pour la photo !)

A Varkala, étaient "fonny", les touristes faisant du yoga sur la plage, tôt le matin et tard le soir, dont des poiriers équilibrés.
A Varkala, étaient "fonny" les indiens qui s'entraînaient à jouer au cricket sur la plage dès 17h, sport national dont personne ne saisit vraiment les règles chez les touristes.
A Varkala, étaient "fonny" les indiens qui espéraient à chacun de mes passages de la cliff (falaise) à la plage, me vendre des massages ayurvédiques ou des soins dentaires (véridique, y'avaient plein de cliniques dentaires très pros !). L'un m'a carrément sorti un soir: "I like your hair, I like your face, I like your body. You smell good !" Quand il a su que je venais de me tartiner de Biafine cause brûlures du soleil, et d'antimoustique bien chimique, ça a dû lui paraître tout de suite moins glam !
A Varkala, était "fonny" le crabe qui a traversé la plage en diagonale, en marchant de côté (à la crabe, quoi !) et en tâchant de ne pas se faire repérer, par des planques toutes les 20 secondes derrière les mottes de sable: comme a dit David, il pouvait tout aussi bien se balader en tenant un drapeau (rouge) et un porte-voix ("coucou c'est moi !") entre ses pinces.
A Varkala, étaient "fonny" les étals de poissons qui nous attendaient chaque soir devant chacun des restos, en présentation type "musée des horreurs", et qu'on se faisait griller au barbec avec citron, ail et gingembre pour moins de 4 euro.
A Varkala, était "fonny" la petite Gia, 9 ans à peine, bossant dans le magasin de sa soeur et déjà l'âme d'une serial business woman, qui nous a pistés jusqu'au funky café pour ous refourguer, d'un sac de Mary Poppins incroyable, carnets kitschs et objets en toc. Gia qu'on a défiée à "pierre feuille ciseaux", Andrew récoltant un porte-monnaie rose !
A Varkala, était "fonny" le funky café, censé être the place to be à Varkala mais n'ayant de funky que le nom puisqu'il passait de la musique assourdissante, de la techno à la dance, et où des indiens se déchaînaient avec des chorés à la Michael Jackson.
A Varkala, était "fonny" le chill out lounge, véritable place to be, pour le coup, où se retrouvaient tous les touristes de 22h à... (on a tenu jusqu'à 5h une fois !), pour jouer du djumbé et de la gratte. Où quelqu'un finissait toujours par entonner "Let it be", "Zombie" ou "No woman no cry", dans le top 3, et pour moi signal indéfectible du dernier kitsch et du départ forcé !
A Varkala, était "fonny" Annika, suédoise de 50 ans plaquée par son mec (qui est parti avec une française de 25 ans la veille) et peu à peu changée en coach anti mecs, qui avait une guitare toute neuve mais qui chantait comme un pied.
A Varkala, étaient "fonny" les chiens, ayant toute la plage à dispo mais venant se coller à nos serviettes le dernier jour.
A Varkala, était "fonny" le serveur népalais du Sea Queen, sacré par moi meilleur resto de la falaise pour le ptit dej avec le croissant au chocolat et le jus de fruit frais.
A Varkala, étaient "fonny" tous les restos qui s'appelaient "sea queen", "sea breeze", "sea view", "blue sea" et le café "Clafouti".
A Varkala, était "fonny" le menu du resto "Sun Rise", bourré de fautes d'orthographe extras: "Sun rice" sur le menu pour le nom du resto, "blogonese" au lieu de "bolognaise", "cordon blew" (soit "cordon soufflé") pour "cordon bleu", "sandwish" pour "sandwich" (soit "voeu de sable"), "spinich" pour "spinach", ou encore "mojotho" (en japonais ??!!!) pour "Mojito".
A Varkala, étaient "fonny" des allemands rencontrés dans un resto et qui nous ont poussés à visiter la Golden island, jolie balade mais qui, entre le rickshaw, le bateau et l'entrée, nous a coûté un bras pour au final pas grand-chose (une balançoire en pleine nature et quelques aigrettes s'envolant au loin).
Et en moins drôle:
A Varkala n'étaient pas "fonny": Les ordures fleurissant un peu partout, entraînant un débat valable pour toute l'Inde: les indiens jettent TOUT par terre sans état d'âme. Passé le premier choc, on s'aperçoit que nulle part il n'y a de poubelles, et que même s'il y en avait, que faire des déchets ? pas d'usines de traitements. Une touriste équipée de gants et de sacs nous a convaincus Andrew et moi de l'aider à ramasser plastiques and co le lendemain très tôt. Mais après une soirée tardive, on s'est réveillés trop tard. Comme quoi, je ne me montre pas plus courageuse que les autres...
A Varkala n'était pas "fonny": Le départ...
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